Le pouvoir du Roi.

Le pouvoir du Roi.
Ce soir je n'essuierai pas cette larme, je la laisse parcourir ma joue. Elle arrive bientôt au point fatidique, à son point de fin, au menton, je suis capable de ressentir tout son parcours, toute son histoire rien qu'en fermant les yeux. Son chemin, creusé dans mes joues neuves n'était choisi que par elle même, et non pas par mon passé comme on peut si souvent le croire. Ce n'est pas vraiment que j'aime ça, c'est simplement que je me sens vivant. C'est bon de se sentir vivant. Je pleure rarement. Fessant passer ce moment éphémère de quelques secondes à presque un demi-siècle, on peut dire que maintenant j'ai de l'expérience sur les différents goûts salés que je peux produire, produit même de l'âme.
L'âme, parlons en. C'est frustrant de voir que le corps ne dit pas la vérité sur l'âme des gens. Si seulement ce serait le cas, moi je serais de taille importante, beau et tellement charismatique que les autres ne verraient en moi qu'un roi avant même qu'ils puissent me voir faire le moindre geste. Dommage pour moi, tant mieux pour vous. Je vous avoue que cette injustice même, j'en fais ma force en vous pourrissant la vie au fond de moi. Bien sur vous ne vous apercevez de rien, mais je vous méprise pour la plupart.
On glorifie les scientifiques, les chercheurs, les mathématiciens et les experts, mais ce sont de petits joueurs, amusés aux matchs d'exhibition, sans réel victoire à l'arrivée. Alors que celui qui manipule, qui anticipe les moindre geste, idées ou encore opinions, lui seul mérite tous les titres "d'être supérieur" ou synonymement proche. On pousse les recherches jusqu'à Mars, alors que le moindre soucis avec un proche est parfaitement dénudé de solution parfaite, mais uniquement de "ça va tenir le coup quelques temps", dans le meilleur des cas.


Si j'étais une femme je m'épouserais, si j'étais un homme je m'aimerais.

# Posté le lundi 16 février 2009 18:32

Modifié le dimanche 29 mars 2009 06:47

Une âme à l'étroit

Une âme à l'étroit
"Pourquoi chercher toujours loin ce qu'on peut avoir tout près ?" Pourquoi t'avoir trouvée si loin alors que je suis si près ? Toi, petite muse, inspirant les rêves sans pour autant en porter en ton c½ur.

Je ne serrais jamais cette belle chanson sur laquelle des âmes ce sont liées pour l'éternité. Cette belle chanson qui nous inspire tant, cette belle chanson qui nous manque quand nous fixons les étoiles.

Je ne serrais jamais ce grand film sur lequel on s'accorde pour dire que le jeu des acteurs est renversant. Ce grand film qui peut régir notre façon de voir les choses pendant quelque jour, ce plaisir qu'on essaye de revivre en vain.

Je ne serrais jamais ce divin livre sur lequel on s'émeut, sans y comprendre on se prend de passion pour quelque chose d'aussi archaïque. Imaginant, librement sans connaître aucune contrainte, fasciné par cet engrenage de mot, détenant un savoir certain, détenant des sentiments certain.

Je serrais simplement un corps et une âme, inspiré par tes désirs, c'est tout ce que je souhaite. L'incarnation du plaisir, me laissant guidé par tout ce qui m'inspire chez toi. Ayant perdu l'inspiration, étant si content de la retrouver, comme on retrouve un vieil ami au coin d'une ruelle familière. Comme ci on s'était quitté la veille. Je sais maintenant comment m'exprimer, quelque chose d'assez grand pour accepter ma démesure. Je sais ce que je veux, te rendre heureuse, par peur de ne pas avoir le temps pour rendre quelqu'un d'autre heureux. Le temps, le maitre mot de ma vie, je n'ai pas de temps, je le sais depuis tout petit, je le sens, comme je sens ces beaux flocons mourir dans le creux de mes mains. Le puzzle de ma vie commence à prendre forme, je sais aujourd'hui pourquoi. Pourquoi je me suis éveille si vite, pourquoi j'aime tant, pourquoi je vie tout comme deux personnes réunies. Je suis habité par deux personnes, deux extrêmes souvent en accord, créant différent compromis me permettant de vivre autrement. C'est ce qu'on ma donné, une vie intense, courte, mais intense. Loin de là l'idée de chercher en vous des complaintes, ma vie serra tragique, vous ne pouvez rien y faire. Débordant d'imagination, je sais maintenant comment la canaliser, comment la transmettre, comment vous transmettre ce que je ressens, le temps me donnera raison. Une espèce de torturé, extériorisant sa douleur par les cris, maudissant son bourreau quand le fer rouge pénètre sa cuirasse, remerciant Dieu, pleurant en vous disant qu'il aime quand le fer rougit par les flammes s'adoucit en sombrant dans l'eau noire. Deux extrêmes intenses, intense parce que le moment paraît court pour vous, mais tellement long pour celui qui le vie, deux extrêmes difficile à comprendre, difficile à expliquer. Un jour j'expliquerais ma vie, dans un divin livre. Pour le moment je me contente d'atteindre de petit objectif, vivant pour avoir quelque chose à écrire. Petite muse, tu sais ce que je souhaite t'apporter, petite muse un jour tu comprendras toute ma démesure.

# Posté le mardi 27 janvier 2009 16:40

En attendant le train du retour,




En attendant le train du retour,



J'ai longtemps voulu que quelqu'un m'attende quelque part. J'ai longtemps voulu être ce que je suis sans connaître aucunes gènes, j'ai longtemps voulu pouvoir parler à quelqu'un sans me cacher derrière un masque ridicule qui ne me va jamais. Masqué je ne voyais pas cette lumière, cette lumière qui transperce tout sur son passage, cette lumière absolue tellement belle que je ne peux rien expliquer d'elle. Je vais essayer, et vous essayerez de ne pas me prendre pour un fou né de la guerre. C'est un bon marché, un deal, un pacte que nous allons faire entre vous et moi, entre elle et moi. Au front je ne sais plus où donner de la tête, les hommes ont peur des balles, des bombes des mines, de ne plus avoir de soupe et de perdre un membre ou leur vie au combat, un combat qui concerne tout le monde et personne à la fois. Un combat, un fiasco total appuyé par les gouvernements, le droit de faire n'importe quoi de n'importe qui, avec n'importe quelle vie. Je n'aurais jamais du partir si loin, dans le froid la boue et les cendres de compagnons que l'on brule avec hâte pour éviter les épidémies de fièvre des tranchées comme ils s'amusent à l'appeler. Ils l'appellent comme on appelle un chien, à tout va. Je suis révolté de ce qu'ils font, même si je ne porte plus de masque je n'ai pas peur des gaz moutardes et autres, je sais maintenant que je ne mourrais pas de ça, comme les autres hommes. Je suis déjà mort. Mort, et d'aucune arme conventionnelle. Je ne ferrais pas parti des statistiques militaire, je ne rentre dans aucunes de leurs catégories. Aucune catégorie n'acceptera ma démesure, ma folle mort. Je suis un mort en suris qui répand la mort, un drôle de zozo. Même si je déteste ce que je fais, je suis bon dans ce que je fais. Recharger, viser, tirer et libérer le corps d'une âme ça je sais le faire mieux que quiconque. Libérer ce corps, seul instant de jouissance ici. Vous voyez maintenant à quoi j'en suis réduit, pardon, vous n'en avez aucune idée.
Notre caporal nous fait signe que nous allons sortir du boyau, nous allons charger des ombres, des sacs de sable et des caisses de munitions, nous allons sortir de la trancher et montrer à l'ennemi que nous n'avons pas peur, pas peur de tacher la neige de notre sang chaud. Chaque homme donnera tout ce qu'il a, avant de finir éviscéré par une salve de SPM et achevé par la dame blanche qui ne nous quitte plus depuis septembre 1916. Le caporal siffle, nous sortons, le courage entre nos mains, prêt à en donner.
Un voile noir s'abat sur mes yeux pleins de flamme, je saigne de l'intérieur. Une lame, belle comme vous n'avez jamais vu vient de me transpercer le c½ur, j'en suis content. Ce n'est pas n'importe quelle lame, une lame faite de chair et d'os. Une lame faite d'amour, de franchise, d'humour et de légerté. La plus belle lame qui n'a jamais été forgée vient de commencer ça vie en terminant la mienne. C'est beau, c'est triste, on en ferrait un livre.
Nous avançons avec les quelques camarades qui ont survécus au baptême du feu et nous prenons place dans la tranchée puant les corps calcinés. Certains pleurent, certains tentent d'essuyer leur pantalon discrètement, d'autre vomissent. Nous avons gagné cette bataille, voilà tout l'effet que ça leur fait.
Maintenant je peux rentrer chez moi, elle m'entendra sur le quai emmitouflée dans le grand manteau gris que je lui ai offert pour l'hiver dernier. Elle m'attend, et c'est la plus belle chose qui puisse exister, cette sensation, ce que je suis devenu aujourd'hui et là où j'étais hier. Même si je suis déjà mort, je me suis promis de revenir pour l'embrasser une dernière fois.



« J'ai tellement tutoyé le bonheur que je pourrais mourir demain » KS.
En attendant le train du retour,

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 19:55

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 09:21

Un jour, peut-être...

A quoi ça sert ? A quoi ça sert de croire en quelque chose que personne ne veut croire ? A quoi ça sert d'être le seul à croire ? A quoi ça sert de croire que croire nous apporte vraiment quelque chose ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais je crois que je suis victime de mes croyances. Mais, vous ne comprenez pas ? Vous ne comprenez pas que j'ai du mal à enchainer les jours de la semaine sans penser à autre chose ? Il me faut quelque chose à manger, quelque chose à grignoter, quelque chose à embrasser. Une espèce de nourriture spirituelle, parfois délicieuse, parfois à vomir. Même si 'un n'empêche pas l'autre...l'appétit vient en mangeant ou en crevant la gueule ouverte.

Quelqu'un me disait que tout était écrit, elle croyait en ça. Elle se reconnaitra surement, mais j'avoue que là j'ai du mal. J'ai du mal à accepter que quelqu'un puisse écrire ça pour moi, c'est dégueulasse. Il s'amuse à me faire de fausse joie, voila ma vie, des fausses joies. Intensément heureux, vivant le bonheur comme deux personnes réunies, trouvant cette cigarette plus agréable, cette soirée plus amusante, cette fille plus jolie... ET là, vous ne comprenez pas, vous ne comprenez plus, vous ne voulez plus comprendre. faire l'imbécile qui ne comprends rien à rien, qui ne croit en rien, c'est tout ce que vous trouvez à faire. On ne peut pas être méchant avec un idiot-bête, c'est contre nature, il ne se rend pas vraiment compte de ce qu'il fait. Bah voila, c'est tout moi, je ne me rends pas vraiment compte de tout ce que j'ai fait même quand je suis au pied du mur. Loin de là cette idée, je ne regrette rien, je n'ai regretté aucun mot, aucun geste, aucun regard. Ce qui est étonnant, ce qui me trouble là dedans, c'est que rien n'avait été calculé. Je suis un sacré calculateur, là je me suis laissé guidé par je-ne-sais-quoi et ça à rendu ma prestation parfaite, à mes yeux...pas aux siens.

C'est maintenant que tout commence, et que tout s'arrête, en un instant, sans n'y rien comprendre :

Il ne fait plus noir, cette lumière grisâtre qui traverse le volet mal fermé m'agresse à la seconde où j'émerge pour me dire que je vais passer un sale journée, et que je suis dans de sales draps. Les yeux à moitiés fermés, ou à moitiés ouverts se rendent compte malgré le plissement de mes yeux quelque chose d'étranger à moi, sous la frêle couverture. Vu la position, je n'ai pas eu de mal à reconnaitre qu'il s'agissait d'un homme, un grand homme certes, mais ça reste un homme. Mais bon, dans le doute vous ne savez jamais, oui c'est bien lui, Alexis. Je cherche quelque chose, je sens qu'il y a quelque chose à trouver au fond de mes placards, mais où chercher ? Où est ce que j'ai bien pu mettre ça... déceptions ? Non, la boite est pleine, j'ai pas pu faire ça. Événement ? Youpi, on s'est murgé pour nouvel an, mais ce n'est toujours pas ça... Je sens quelque chose qui prend à la gorge, une espèce de boule, vous voyez ? Comme avant son premier baiser, son premier partiel, son premier permis, cette première fois... Nom de Dieu, il y a eu ou il va y avoir quelque chose d'important c'est sûr, mais quoi ? Tout me reviens, en pleine gueule, j'avais rien demandé. Comme pour la lumière grisâtre, j'avais rien demandé. Je vois enfin, mais je vois mal, ce n'était pas un rêve, ça s'est réellement passé, enfin je crois, j'en suis victime donc je crois, je sais jamais. Ce que je sais, c'est ce sentiment, vous savez, le sentiment que l'on a au moment où en en a dit un peu trop et que l'on a demandé à la personne qui nous obsède depuis quelque temps si elle veut bien faire un bout de chemin avec nous. On veut savoir, et au moment où on a demandé on se dit "Oh le con, j'aurais pas du, voila, je vais me prendre un râteau, j'aurai du attendre, le con le con le con !" Comme quand on bronze, et que d'un coup on a l'idée la plus conne de la terre, "allé hop je saute à la piscine" on regrette à l'instant même ce genre de chose. Ce sentiment, dès le réveille, c'est trop. Trop trop trop de nourriture spirituel, tellement délicieuse que vous risquez d'en gâcher si vous vous précipitez.... Attendre, le maître mot pour bien faire. Mais non, vous savez que c'est impossible, surtout qu'elle va déjà repartir... Je peux vous donner son nom sans aucune gène, "Quinze-Heure-et-Quart"... L'étrange impression d'avoir vécu une histoire express en peut être 6 ou 7 heures. Je ne l'ai pas demandé non plus, j'avais le temps, j'ai le temps. Mais c'est ça le problème, elle, elle n'en a pas. Je vais lui donner un peu de mon temps. De toute façon s'est écrit, dans le grand livre il est écrit que jamais, jamais, je ne la reverrais. Je te reproche d'être réaliste, et toi tu me reproche d'être un grand rêveur, mais tu crois franchement que je l'ai décidé ? Que je suis responsable de la souffrance que je vais me faire ? seul ? Moi même je ne comprends même plus ce que je pense, c'est complètement démesuré... Je vous voit déjà venir avec vos morales qui ne m'apportent rien, sauf que j'ai de plus en plus peur sur la complexité de la chose. Pourquoi faudrait il aimer rarement pour aimer beaucoup ? Pourquoi les choses éphémères n'ont elles pas d'importance à vos yeux ? Ce qui est ridicule, c'est qu'à une grande échèle tout est éphémère.

Pour elle tout s'arrête, pour moi, tout devrait bientôt s'arrêter.





Un jour, peut-être...

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 19:23

Modifié le jeudi 26 février 2009 07:31

"Je te remercie de t'inquieter pour moi, ça fait chaud au coeur, mais cette fois ça n'ira pas plus mal que les autres fois" [ Enfin j'espère...]

"Je te remercie de t'inquieter pour moi, ça fait chaud au coeur, mais cette fois ça n'ira pas plus mal que les autres fois"  [ Enfin j'espère...]
Cette petite excitation, avant d'allumer cette cigarette qui me regarde de travers, avant de sortir retrouver la joie de vivre des proches, recevoir ce message nocturne qui fait tant plaisir et qu'on attends tous, tous les soirs. Je parle de cette excitation tellement courte, mais tellement intense et irrésistible qu'on dit que je suis dépendant, et bien oui, je suis dépendant de tout ça, de ce plaisir quotidien, de ce pain quotidien que je mange toujours avec autant de faim. "Mais Tim, c'est pas bon pour toi, et tu le sais". Évidement que je le sais, mais si je veux me faire mal et déguster, c'est mon droit, non ? Complètement irrationnel, et même si tu arrivais à tout comprendre L, ça ne changerais pas grand chose, je suis victime de mes envies.

Ah, c'est marrant, mais j'ai trouvé une nouvelle drogue, et je ne sais pas encore si elle est plus nocive que les autres, mais je veux bien y croire. Y penser à heure fixe, se demander pourquoi on pense à ça maintenant et pas plus tard, essayer d'en avoir toujours plus que hier et moins que demain : ceci veut dire que je suis accroc ?

Rappelé par l'habitude, après mon excitation passagère c'est toujours moins agréable, j'ai abusé, encore une fois. On jette cette cigarette qui nous cause tant de tord, on ne sait même plus si c'est elle qu'on doit jeter ou nous même, mais bon, le doute c'est gratuit et tellement bon.

Observant la fenêtre grande ouverte, il fait trop froid pour sortir ce soir, pourtant j'ai vraiment envie de sortir afin de crier tout ce qui pèse sur moi. Tant d'amour à donner que ça commence à déborder et à couler partout ou je passe. Non non, c'est pas si éc½urant que ça quand t'y pense, c'est simplement triste.



==> Quelque chose va me faire morfler, ça c'est clair. Tout les indices sont là, tous vont bientôt me prévenir que je me trompe encore une fois, mais je veux croire en ça, je veux croire en quelque chose qu'on n'a pas envie de jeter l'excitation descendue. Tous les matins ça me tiens debout quand les restes d'alcool de la soirée me crient dessus pour que je retourne au lit, quand mon c½ur fait un scandale parce qu'il y a trop de monde là dedans et qu'il ne tient plus le rythme de ma vie, quand mes humeurs vacilles et ne savent décidément jamais ce qu'elles veulent après quelques verres, mais j'adore ça, j'adore dépendre de ça. Pourquoi ne pas en dépendre un bon bout de temps alors ? Sinon, rassure toi L, tout ce que je désir maintenant ne se marrie plus avec une feuille et un briquet. Tout ce que je désir se marrie bel et bien avec moi. "Harmonie", j'en ai beaucoup trop entendu parler, j'ai même fini par croire que c'est une de ces nombreuses idées que l'on met dans la tête de marmot avant son dodo, c'est pour vous dire !

Tim 19 ans, repense doucement à ce joli petit monde où il pourra oser lui en demander un peu trop sur Still Loving You, afin de se laisser marcher dessus par son addiction au quotidien. Hey, ça c'est un putain de mec courageux qui assure...

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 16:22

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 17:56