Le brave gars...

Le brave gars...
Quand il était un jeune gamin capricieux, il pensait avoir un destin noble, un avenir envieux et respectable à tous ceux qui en connaissent les arcanes. Aujourd'hui tout cela a bien changé, Seul, il ne sait plus à quoi s'accrocher.
Il avance en compagnie de certaines grandes idées. Réfléchissant a comment changer son quotidien sans nom. On ne veut pas donner de nom a ce qu'on ne connaît pas, faute d'intérêt. A quoi bon s'attacher à ce qui nous cause du tord ? Lui même ne connaît pas la réponse, mais il s'en fou après tout. Qu'est ce que ça peut lui apporter de toutes manières ? Lassé d'une vie, dont il n'a plus envie, il se contente de voler celle des autres. Entrer dans leur intimité, décerner leurs malheurs et surtout essayer de comprendre leurs logiques de vie. Comment peut on vivre pleinement et en toute sincérité à partir du moment où l'on est incapable de pensez aux autres ?
Son métier est simple d'après lui, il invente une vie à chacun, c'est son hobby. « Tiens, celui là c'est Hervé, il a une belle grande femme blonde qui l'attend à la maison. Il n'a d'ailleurs pas le temps de vérifier si elle est toujours là. Plébiscite et artiste peintre à l'occasion, il peut passer du costar au bleu de travail en un rien de temps ! Je dois bien vous le dire, je ne sais rien de lui, ou presque. Je sais qu'il ne quitte jamais son téléphone, et qu'il passe la majeure partie de son temps a vérifier qu'il n'a pas d'appels manqués de sa boite. Oui oui, de ça boite, pas de sa femme. Attention là est la différence. Il n'a pas le temps pour elle en pleine journée, vous pensez bien. Il se décrit comme un homme heureux et sans soucis. Vous vous rendez compte ? Il ne sait même pas que sa blonde regrette sa vie depuis bientôt 5 ans... ». A chacun sa passion !
Revenons à notre bonhomme, ce gentil misanthrope. Pensez vous qu'il est heureux ? Assis là, allant de part et d'autre dans son appartement de récidiviste. Divagant entre la machine à café et la fenêtre, tout en espérant profondément que quelque chose va lui arriver dans sa vie. Il ne sait pas vraiment quoi, mais quelque chose à raconter. Raconter, ça c'est la belle vie, se la raconter.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 15:31

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 17:22

"Seul, dans la pénombre, avec mon passé, cherchant à me remémorer, les joies et les raisons pour lesquelles j'encaisse. La monotonie de cette vie... Plus désarmé qu'au premier jour..." NTM J'appuie sur la gachette

"Seul, dans la pénombre, avec mon passé, cherchant à me remémorer, les joies et les raisons pour lesquelles j'encaisse. La monotonie de cette vie... Plus désarmé qu'au premier jour..." NTM J'appuie sur la gachette
Seul, il était assit là, à cet endroit où j'aime tant m'assoir aujourd'hui.
Fumant du tabac gris, du tabac fort. Il aimait ça, se laisser aller à chercher dans ses pensées des moments passés avec elle, son aimé. Fronçant les sourcils comme pour voulant refléter son humeur, comme je le fait si bien aujourd'hui. Tout ceux qui l'ont connu trouvent que j'ai tout de lui. Ce qui est le plus étonnant, c'est qu'il est parti quand j'avais 6 ans, en 1995. Je ne me souviens trop peu de lui, mais j'aurais tant aimé le connaitre, vous ne pouvez pas imaginer. Mon père me dit qu'il aurait était si fière de moi, de voir que je lui ressemble tant. Autant dans mes idées, mes manières, et mon habitude à bouder sans raison, que physiquement. Vous savez, il était garde forestier, passionné, et déjà à l'époque très malade. Atteint par une maladie trop courante, ne voulant pas inquiéter sa fille...

Il décide de ne rien dire, seul.

Il passe l'arme à gauche.
Seul, il décède à la chasse.

"L"hiver à posé son manteau, comme si la mort était déjà là, tout près de moi. Le froid me lacère la peau, comme cette vie, dont je n'ai plus envie. égaré dans ces pensées, ou tout ne cessent de m'apitoyer. Voila ce soir je vais craquer, ne pouvant échapper à mon destin"

Je me demande parfois si je peux connaitre le même destin que lui. Chaque jour je reviens de loin, le doute en moi ce fait de plus en plus grand. La passion, c'est peut-être ce qu'il me manque pour partir plus loin que jamais.




# Posté le dimanche 10 août 2008 12:31

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 17:24

"Vrai ! - Je suis très nerveux, épouvantablement nerveux, - je l'ai toujours été ; mais pourquoi prétendez vous que je suis fou ? La maladie a aiguisé mes sens, - elle ne les a pas détruits, - elle ne les a pas émoussés. Plus que tous les autres, j'avais le sens de l'ouïe très fin. J'ai entendu toutes choses du ciel et de la terre. J'ai entendu bien des choses de l'enfer. Comment donc suis-je fou ? Attention ! Et Observez avec quelle santé, avec quel calme je puis vous raconter toute l'histoire..." Coeur Révélateur Edgar Allan Poe

"Vrai ! - Je suis très nerveux, épouvantablement nerveux, - je l'ai toujours été ; mais pourquoi prétendez vous que je suis fou ? La maladie a aiguisé mes sens, - elle ne les a pas détruits, - elle ne les a pas émoussés. Plus que tous les autres, j'avais le sens de l'ouïe très fin. J'ai entendu toutes choses du ciel et de la terre. J'ai entendu bien des choses de l'enfer. Comment donc suis-je fou ? Attention ! Et Observez avec quelle santé, avec quel calme je puis vous raconter toute l'histoire..." Coeur Révélateur Edgar Allan Poe
Il regarde au loin, il regarde ce qui lui reste à parcourir. Un long chemin, le plus long qui puisse exister ici. Bien plus long que le chemin entre lui et elle.

Plusieurs chemins sont réalisables. Le plus connu, car tout le monde l'empreinte, est le plus directe, le plus simple de tous. Avec celui là, vous êtes sûr d'arriver à destination sans embuches.
Ensuite, il y en a d'autres, des variantes. Une multitude de Variantes. Ceux là sont moins sûr, mais tellement plus intéressant. Il est très probable que vous n'arriviez pas à la bonne destination avec un chemin pareil. Je vous le déconseille.


Il aimerait tant changer sa destination au prochain carrefour. Pour lui plaire. Car de là où il est, elle ne peut pas le remarquer. Ils sont sur le même chemin, certes, mais elle ne l'observe jamais. En même temps, dans la foule, vous arrivez vous à remarquer quelqu'un qui est devant ou derrière vous ? Bien sûr que non. Sa seule chance est de prendre un chemin parallèle, mais cependant il reste différent. Très différent. Nous, en tout bon mouton qui se respecte, nous qualifions ces chemins d'extrêmes, de fous, d'excessifs, de furieux, mais lui le qualifie d'extraordinaire.

D'après son nouveau plan tortueux, il va changer d'itinéraire. Tout en se pressant le pas, il ose imaginer que sur l'autre chemin, elle le remarquera forcément. Foutaises. Il pourra faire toutes les pitreries qu'il voudra, elle ne le remarquera jamais. D'un autre coté, au fond, c'est bien ce qu'il espère. Il aime ça, faire des pitreries. Mais surtout, il déteste quand c'est gagné d'avance, lui ce qu'il aime c'est le défi, la démesure, l'extravagance d'avoir peut-être un jour, ce que personne n'a jamais eu. Je trouve que ça en jette sur le papier, mais en vrai c'est ridicule, il faut qu'il arrête. Vous le verriez courir tout seul pour rattraper les autres sur le chemin voisin...

C'est dingue, comment peut-on être aussi con que ça ?


Sautillant, avec un grand sourire, il fonce droit vers le mur. (Imaginez Sam avec 2 grammes, c'est un peu la même chose). Il est complètement euphorique à l'idée de rêve, marcher un peu avec elle, sur son chemin à lui.
Il décide de l'appeler "Démence", en contre partie elle pourra choisir les noms de leurs nombreux enfants. Deux choses sont clairs dans cette histoire, ils ne sont pas sur le même chemin, et il a terriblement peur de marcher avec elle. Est-ce que Démence lui plaira ? Aura-t-il toujours ses étranges picotements au bout des doigts quand il la voit ? Ses autres questions, vous ne voulez pas les savoirs.


Je sais une seule et unique chose : Si il arrive à ses fins, ce serra le plus beau des cons !

# Posté le mardi 22 juillet 2008 22:25

Modifié le mardi 22 juillet 2008 23:03

"Je ferais mieux d'aller me coucher mais je ne peux pas. Mes mains tremblent. Je crois que je devrais écrire une sorte de rapport..." Anna Gavalda

"Je ferais mieux d'aller me coucher mais je ne peux pas. Mes mains tremblent. Je crois que je devrais écrire une sorte de rapport..." Anna Gavalda
Il en a passés des soirées comme celle ci, à regarder le ciel illuminé. Allumant une cigarette, surement pas la dernière mais ça l'aide. Se posant des questions qui ne trouverons des réponses que trop tard, sur le bord de sa fenêtre. Ecoutant Freddy, en savourant le reste de sa bière tiède, le regard au loin, il écoute. Il se demande quel est ce sentiment. Pardon, je me trompe : Il sait très bien ce que c'est lui. Certain le désigne comme mauvais, car il n'est que synonyme de dés½uvrement. Pour lui, cette harmonie lui apporte de la matière à réfléchir. Il appelle même ça de la "nourriture spirituelle".

Le soir il est mélancolique. Il voudrait qu'elle pense à lui. Il ne trouve pas ça juste, parce qu'il pense toujours à elle.

Elle doit penser à quelqu'un d'autre, mais ça il ne veut pas le savoir.

Il est minable, il hésite dans toutes ses actions pour elle. L'on dit souvent qu'ont ne fait jamais trop pour une fille, mais ça il n'y croit plus. C'est comme le père noël et la petite souris, il n'y croit plus.
Si seulement elle savait de quoi il est capable pour elle... Chez lui, tout est grand sans mesures, c'est comme ça qu'il justifie sa souffrance quotidienne.

Maintenant il écoute cette chanson qu'elle aime tant. Un jour il se dit, si l'occasion se présente, je l'embrasserais sur cette chanson. Il commence à partir, partir loin. Vous savez pourquoi ? Car sa vie, son bonheur, il se l'invente, c'est toujours plus beau. Il a tant d'amour à lui offrir que ça commence à le rendre malade.

Il pense que la fumer de cigarette lui irrite les yeux, mais nous savons bien que ce n'est pas ça.

Il attend de ces nouvelles, en regardant la ville s'endormir d'elle même. Il attend, là, comme quelque chose d'immuable. C'est la même chose tous les soirs pour lui. Et rien, absolument rien ne l'aide à changer son quotidien qui l'enfonce de jour en jour un peu plus.

Il attend paisiblement, pour cette fois...

# Posté le samedi 19 juillet 2008 13:40

Modifié le samedi 19 juillet 2008 15:16

"...Dès mon enfance, j'étais noté pour la docilité et l'humanité de mon carractère. Ma tendresse de coeur était même si remarquable qu'elle avait fait de moi le jouet de mes camarades. J'étais particulièrement fou..." Le Chat Noir-Edgar Poe

Quelque chose grandit en moi.
Je ne peux même pas vous dire que c'est mon c½ur. Lui c'est un petit banzaï, sous alimenté, harnaché du misérable, zélateur du malingre. Les gens s'émerveillent de le regarder ensuite, petit et affaiblit, même si ce sont bien eux les responsables. N'importe quoi le ferrait mourir, car n'importe quoi lui donnerait envie de mourir. Il est fatigué de tout ça, car beaucoup ne lui ont pas apporté ce qu'y l'aurait aidé à sortir du simple cercle de la survie. Manger, ou être manger. Cependant il ne voulait pas se réduire à ça, détruire des vies pour assouvir la soif de la sienne. Il préféra donner son corps à quelque chose d'autre quitte à partir dignement, contrairement à sa propre vie.

C'est grâce à lui que cette chose grandit, elle écrase tout en moi. Je le sens, et je le sais, je le vie. C'est bien elle qui détruira tout, absolument tout. Cette haine, synonyme de l'Absolu, vient d'un bon sentiment, une envie de s'exprimer, de se libérer. Tellement forte qu'on ne sait pas par où elle va commencer, ni comment elle pourra un jour s'arrêter. C'est tragique, car le jour où elle va s'exprimer, tout le monde va s'en étonner. Habituer à voir les bons cotés de l'équilibre, mais je peux vous assurer qu'un équilibre ne se tient pas seulement qu'avec des bons cotés. De l'autre coté de la balance, le contre-poids, le sommet de l'iceberg : c'est une folie certaine.



Oui, j'ose parler de folie. Vous verriez de quoi de rêve, de ce que j'ai envie de faire, vous ne me classeriez jamais dans l'énorme bac où l'on jette tout le monde.


"Vous dire mes pensées, ce serait folie." Edgar Poe

"...Dès mon enfance, j'étais noté pour la docilité et l'humanité de mon carractère. Ma tendresse de coeur était même si remarquable qu'elle avait fait de moi le jouet de mes camarades. J'étais particulièrement fou..."    Le Chat Noir-Edgar Poe

# Posté le mardi 24 juin 2008 17:51

Modifié le samedi 28 juin 2008 12:19