Il avance en compagnie de certaines grandes idées. Réfléchissant a comment changer son quotidien sans nom. On ne veut pas donner de nom a ce qu'on ne connaît pas, faute d'intérêt. A quoi bon s'attacher à ce qui nous cause du tord ? Lui même ne connaît pas la réponse, mais il s'en fou après tout. Qu'est ce que ça peut lui apporter de toutes manières ? Lassé d'une vie, dont il n'a plus envie, il se contente de voler celle des autres. Entrer dans leur intimité, décerner leurs malheurs et surtout essayer de comprendre leurs logiques de vie. Comment peut on vivre pleinement et en toute sincérité à partir du moment où l'on est incapable de pensez aux autres ?
Son métier est simple d'après lui, il invente une vie à chacun, c'est son hobby. « Tiens, celui là c'est Hervé, il a une belle grande femme blonde qui l'attend à la maison. Il n'a d'ailleurs pas le temps de vérifier si elle est toujours là. Plébiscite et artiste peintre à l'occasion, il peut passer du costar au bleu de travail en un rien de temps ! Je dois bien vous le dire, je ne sais rien de lui, ou presque. Je sais qu'il ne quitte jamais son téléphone, et qu'il passe la majeure partie de son temps a vérifier qu'il n'a pas d'appels manqués de sa boite. Oui oui, de ça boite, pas de sa femme. Attention là est la différence. Il n'a pas le temps pour elle en pleine journée, vous pensez bien. Il se décrit comme un homme heureux et sans soucis. Vous vous rendez compte ? Il ne sait même pas que sa blonde regrette sa vie depuis bientôt 5 ans... ». A chacun sa passion !
Revenons à notre bonhomme, ce gentil misanthrope. Pensez vous qu'il est heureux ? Assis là, allant de part et d'autre dans son appartement de récidiviste. Divagant entre la machine à café et la fenêtre, tout en espérant profondément que quelque chose va lui arriver dans sa vie. Il ne sait pas vraiment quoi, mais quelque chose à raconter. Raconter, ça c'est la belle vie, se la raconter.




